Vous trouverez ici des extraits de fonds sonores de musiques traditionnelles du Périgord, particulièrement du Périgord noir, des extraits de recueils de musiques traditionnelles du Périgord, ainsi que des cartes pour situer géographiquement ces collectes, et des commentaires extraits de mon mémoire sur le fonds collecté de Thierry Boisvert. Vos remarques et questions sont les bienvenues afin d'améliorer ce site,  à la page "contact". Bonne visite!

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Chants à Saint-Cyprien, vallée de la Dordogne

Chants de danses collectés à Saint Cyprien (Dordogne) dans les années 60. Collectages issus du fonds de T. Boisvert.

Chants de moissons, sud de la Dordogne

extrait du recueil de Casse et Chaminade, 1905

De bon matin se leva - Mme Ségala
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intérprétation de Mme Ségala, collectage de Pierre Boissière et Thierry Boisvert, à Salles de Bélvès (24), années 80

extrait de  Labours et cultures en billons, Catalogue de l’exposition illustré, notes et annexes, éditions de la M.J.C. de Monflanquin, juillet/octobre 1987, N°261 à 264

Les moissons à la main sont décrites dans le schéma ci-dessus, réalisé par Pierre Boissière. Les moissonneurs avançaient en ligne oblique, chacun décalé de quelques pas en arrière de celui qui le précédait. Ils progressaient chacun dans le fond d’un billon et fauchaient celui qui se trouvait à leur gauche, celui de droite aillant été libéré par le moissonneur précédant. L’opération de fauchage consistait à pousser les tiges coupées par chaque coup de faucille contre celles qui ne l’étaient pas, en faisant en sorte qu’elles restent verticales jusqu’à former une brassée suffisante qui était alors couchée transversalement entre deux billons pour constituer une javelle. Les javelles étaient alignées un billon sur deux, pour faciliter le travail de celui qui était en train de lier sa gerbe. Arrivés au bout du champ, les moissonneurs partaient reprendre un nouveau billon à l’autre bout, pour se retrouver dans le même sens que précédemment. A la description des méthodes de moissons sur billon, on imaginerait difficilement un rythme commun à tous les moissonneurs, une sorte de cadence musicale basée sur le seul geste de travail. Il s’agit d’une synchronisation dans l’avancée du rang plutôt que dans le geste. D’après Pierre Boissière, il se trouvait souvent que les jeunes et les anciens n’avaient pas la même façon de ramasser : « al ponhat », à la poignée pour les anciens, et « al brasat », à la brassée pour les plus jeunes, ce qui représentait une quantité plus importante. Le fait même que ces deux méthodes coexistent sur un même champ suggère que le chant accompagnant le travail ne peut-être cadencé en fonction du geste de travail. Mais le maître faucheur qui a la responsabilité de conduire l’équipe doit donner le rythme de moisson. C’est lui qui ouvre le chant, et lorsqu’il commence, tous les moissonneurs le suivent. Certains témoignages (d’après Xavier Vidal) mentionnent que ces derniers reprennent le chant en choeur. Dans d’autres témoignages, c’étaient les femmes qui répondaient, assises au bord du champ.

Quelques danses traditionnelles pratiquées dans le Périgord noir et alentours

bleu foncé : sautières, bleu clair : meitour, rouge : bourrée planière, vert : branle du Haut-Agenais

M. Teillet, violoneux de la région de Belvès

Collectage de M. Teillet, violoneux à Babiot (commune de Salles-de-Belvès, Dordogne)

bientôt d'autres documents...
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